Strasbourg : silence assourdissant de l’UE en Haïti

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C’est évidemment la tragédie à Haïti qui était en toile de fond de cette séance plénière.

Que peut et doit faire l’Union Européenne, là, tout de suite et dans le moyen terme ?

Sur ce terrain, ça a plutôt mal commencé : Mme Ashton, la toute nouvelle Haute Représentante n’est pas allée sur place, tout de suite, au nom des 27, et cela alors qu’on le sait, l’UE financera très sérieusement la reconstruction d’Haïti. Chacun des 27  y est allé en ordre dispersé : temps perdu, personnes non retrouvées, cafouillages incompréhensibles pour les victimes…Pendant que ça cafouille sur place  et que les USA débarquent en force, les 27 ministres de la coopération se réunissent à Bruxelles…

Ce premier faux, ou plutôt non pas,  de Mme Ashton nous ramène à la fin de la procédure d’audition des candidats commissaires et le retrait de la commissaire bulgare, Mme Jeleva, très peu convaincante sur le fond et pas très nette sur la forme.

Une nouvelle candidate bulgare  sera proposée par Mr Barroso et toute la procédure prend un mois de retard.  A nous de soupeser le vote que nous émettrons le mois prochain : il y a eu de bonnes surprises dans ces auditions, (dont Mr Ciolos à l’agriculture, Mme Malström pour l’asile, l’intérieur, les migrations, Mr Barnier au marché intérieur) des personnes en qui on a envie de faire confiance, mais aussi des candidats très faibles ou au projet si peu mobilisateur (Mr Kallas au transport par exemple).

Ces quelques touches positives sur des matières qui nous sont chères sont-elles suffisantes pour donner un feu vert à toute l’équipe Barroso (puisque le vote porte sur l’ensemble et pas sur chaque candidat) ? On travaille et on pèse les arguments, parce que cette procédure d’auditions est tout sauf banale ou pro-forma. Il faut la mener et surtout la conclure de façon cohérente.